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    "Il n’y a pas d’endroit parfait" : tout ce qu'il faut savoir avant d'aménager un hôtel à insectes dans votre jardin

    Français

    Sep 23, 2026
    TF1 INFO

    "Il n’y a pas d’endroit parfait" : tout ce qu'il faut savoir avant d'aménager un hôtel à insectes dans votre jardin

    [VIDÉO] ▶️ Les hôtels à insectes deviennent des aménagements utiles et nécessaires pour les insectes et la pédagogie. Ils se multiplient et se rendent indispensables dans nos jardins, parcs et espaces verts. Mais ils peuvent favoriser la propagation de maladies et de parasites, prévient TF1info Danny Lebreton, chargé de projet entomologie et agroécologie pour l’association naturaliste Arthropologia. - "Il n’y a pas d’endroit parfait" : tout ce qu'il faut savoir avant d'aménager un hôtel à insectes dans votre jardin (Environnement).
    " On constate qu’il y a plus de monde, et qu’on a moins à leur donner "

    Français

    Sep 21, 2026
    Le Bien Public

    " On constate qu’il y a plus de monde, et qu’on a moins à leur donner "

    Alors que se tiennent, ces lundi 21 et mardi 22 septembre, les Assises territoriales de l’agroécologie et de l’alimentation à l’Auditorium et au ...
    Rhône Après la canicule, l’agroécologie comme solution dans les vignes de Javernand

    Français

    Sep 20, 2026
    Le Progrès

    Rhône Après la canicule, l’agroécologie comme solution dans les vignes de Javernand

    Viticulteurs à Chiroubles, les co-associés, Arthur Fourneau et Pierre Prost, ont tenté depuis 2019 l’agroécologie dans leurs vignes. Promesse de ...
    Changeons le cap de l'agriculture

    Français

    Sep 17, 2026
    Le Courrier

    Changeons le cap de l'agriculture

    Le 27 septembre, la population se prononcera sur l’avenir de l’agriculture helvétique. L’initiative «pour une alimentation sûre» veut réorienter la production vers davantage de végétal. Son objectif: faire passer l’autosuffisance alimentaire de 50% actuellement à 70%, en dix ans, tout en protégeant l’eau potable, les sols et la biodiversité. Alors que le projet suscitait l’enthousiasme […]
    Congo : 40% de la population engagée dans l’agriculture

    Français

    Sep 16, 2026
    Africa 24

    Congo : 40% de la population engagée dans l’agriculture

    Les Journées de l’Innovation dans le Bassin du Congo (JIBC) ont débuté ce lundi 14 septembre 2026 à Kinkala, dans le département du Pool, avec une immersion consacrée à l’agroécologie …
    Au Domaine de la Sapinière, à Carcassonne, cette expo photo qui met en lumière tous les bénéfices des haies pour l'agriculture et la biodiversité

    Français

    Sep 12, 2026
    L'Indépendant

    Au Domaine de la Sapinière, à Carcassonne, cette expo photo qui met en lumière tous les bénéfices des haies pour l'agriculture et la biodiversité

    Depuis trois ans, la photographe écossaise Patricia Hutchison suit le travail mené par l’oléiculteur Alexis Muñoz et trois associations pour redonner vie aux haies, des espaces...
    Togo : 13,1 milliards de FCFA alloués à l'agroécologie

    Français

    Sep 9, 2026
    Africa 24

    Togo : 13,1 milliards de FCFA alloués à l'agroécologie

    La Cédéao a officiellement lancé, le 4 septembre 2026 à Lomé, le Projet de promotion des innovations agroécologiques en Afrique de l’Ouest (PIA-AO). Coordonné par l’Agence régionale pour l’agriculture et …
    Ouverture de la saison en Dordogne : plein de projets, les chasseurs sont en quête d’adhérents

    Français

    Sep 8, 2026
    Sud Ouest

    Ouverture de la saison en Dordogne : plein de projets, les chasseurs sont en quête d’adhérents

    La chasse ouvre dimanche 13 septembre. Biodiversité, dégâts du gibier sur l’agriculture, érosion des effectifs... Les défis des chasseurs sont nombreux à l’orée de cette saison. En voici la liste non
    " L’agroécologie est un puissant levier d’adaptation de l’agriculture au changement climatique "

    Français

    Sep 4, 2026
    Le Monde.fr

    " L’agroécologie est un puissant levier d’adaptation de l’agriculture au changement climatique "

    TRIBUNE. L’agronome Philippe Pointereau démontre, dans une tribune au « Monde », comment il est possible, sans épuiser les sols, de préserver l’activité agricole et de nourrir la population française, tout en protégeant la biodiversité et en s’adaptant aux mutations du climat.
    Sécheresse : un plan de plus d’un milliard d’euros pour soutenir l’agriculture, annonce la ministre Annie Genevard

    Français

    Sep 4, 2026
    Sud Ouest

    Sécheresse : un plan de plus d’un milliard d’euros pour soutenir l’agriculture, annonce la ministre Annie Genevard

    La ministre de l’Agriculture Annie Genevard annonce des mesures financières et sociales pour compenser les pertes de récoltes liées aux aléas climatiques et éviter les faillites dans les exploitations Plus d’un milliard d’euros seront débloqués pour soutenir l’agriculture lourdement affectée par les canicules et la sécheresse de l’été, a annoncé vendredi la ministre de l’Agriculture Annie Genevard lors d’une conférence de presse. Sur le même sujet Sécheresse. « Les historiques de la sécheresse record de 2022 définitivement battus » : les petits cours d’eau dans un état de dégradation « exceptionnel » L’Office français de la biodiversité alerte sur l’état critique des petits cours d’eau, avec 1 424 sites touchés par des ruptures d’écoulement sur le territoire national Ces financements doivent permettre de « soutenir les trésoreries » et éviter les faillites, et « relancer la production », a expliqué la ministre, qui a évoqué un milliard d’euros d'« argent nouveau », « un effort très conséquent ».Un plan en plusieurs pointsIls passeront notamment par l’indemnisation de solidarité nationale (ISN), principal dispositif de l’État pour compenser les pertes de récolte liées aux aléas climatiques exceptionnels, une mesure qui intervient au-delà d’un certain seuil de pertes. Le gouvernement estime le montant nécessaire à 520 millions d’euros, et promet d’accélérer « avances et paiements », a dit la ministre.En complément de l’ISN, le régime des calamités agricoles permettra d’indemniser les pertes de fonds non assurables provoquées par un aléa climatique exceptionnel, comme les plantations pérennes ou les vignes, selon le plan, baptisé CASI (Climat, Adaptation, Sécheresse, Incendie).S’y ajoute un dégrèvement de taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB) au bénéfice « des exploitations agricoles les plus durement touchées ». Pour permettre une poursuite de l’activité agricole, un « fonds de réarmement agricole » sous le pilotage des préfets est créé (notamment pour l’achat de fourrages, semis, indemniser les pertes incendies, etc.). Le gouvernement veut aussi « renforcer » la prise en charge des cotisations sociales MSA. Sur le même sujet Climat : l’été 2026 a été le plus chaud jamais enregistré en France, Monique Barbut rappelle la nécessité d’accélérer l’adaptation La ministre de la Transition écologique Monique Barbut qualifie cet épisode de record historique et souligne la nécessité d’une adaptation face aux enjeux climatiques Le plan prévoit aussi un renforcement de l’accompagnement social et psychologique, des dérogations ciblées aux règles de la PAC « lorsque les conditions climatiques l’imposent », la prolongation des aides à l’achat d’engrais et gazole (GNR)
    Agroécologie et agroforesterie : auprès de son arbre, l’agriculture varoise est heureuse, et la biodiversité aussi

    Français

    Aug 30, 2026
    Nice-Matin

    Agroécologie et agroforesterie : auprès de son arbre, l’agriculture varoise est heureuse, et la biodiversité aussi

    Passées de mode avec l’avénement de la mécanisation et d’une agriculture productiviste nourricière, les pratiques de l’agroécologie, de l’agroforesterie ou encore de l’hydrologie régénérative font aujourd’hui leur retour dans l’agriculture varoise. Quelques producteurs, portés par la volonté de prés
    Contre la baisse de la biodiversité, les mesures actuelles ne suffiront pas

    Français

    Aug 22, 2026
    La Marseillaise

    Contre la baisse de la biodiversité, les mesures actuelles ne suffiront pas

    Plus d’aires protégées, plus de prairies naturelles, plus d’arbres, moins d’engrais dans l’agriculture... Pour lutter contre la perte de biodiversité,...
    " Le danger grave pour l’agriculture, ce ne sont pas les pesticides interdits " : LFI va proposer d’abroger la réautorisation de l’acétamipride

    Français

    Aug 19, 2026
    Le Télégramme

    " Le danger grave pour l’agriculture, ce ne sont pas les pesticides interdits " : LFI va proposer d’abroger la réautorisation de l’acétamipride

    Fin octobre, LFI reproposera l’interdiction de l’acétamipride à l’Assemblée. Mathilde Panot dénonce la réintroduction de pesticides néfastes pour la biodiversité et la santé humaine, jugée contraire à l'« intérêt général ».
    Agriculture de conservation au Maroc : l’objectif du million d’hectares face à la complexe réalité du terrain

    Français

    Aug 18, 2026
    Le Matin

    Agriculture de conservation au Maroc : l’objectif du million d’hectares face à la complexe réalité du terrain

    Convertir 1 million d’hectares de terres céréalières à l’agriculture de conservation d’ici 2030 est l’un des objectifs de la stratégie Génération Green.
    " Préserver et restaurer la nature coûte moins cher que la détruire : pour 1 euro investi dans la biodiversité, on en récupère 8 "

    Français

    Aug 15, 2026
    Le Monde.fr

    " Préserver et restaurer la nature coûte moins cher que la détruire : pour 1 euro investi dans la biodiversité, on en récupère 8 "

    « Les entretiens de “Chaleur humaine” ». Comment faire face aux menaces qui pèsent sur le vivant et les écosystèmes ? Dans un entretien au « Monde », la biologiste Tatiana Giraud propose que cela passe par une réorientation des subventions allant à l’élevage intensif vers l’agriculture biologique, avec un accompagnement des agriculteurs dans la transition.
    Canicules, incendies, sécheresse : la facture vertigineuse des catastrophes climatiques en France

    Français

    Aug 14, 2026
    Actualités - Orange

    Canicules, incendies, sécheresse : la facture vertigineuse des catastrophes climatiques en France

    Environnement. Cette semaine, le ministère de la Transition écologique a indiqué que le coût des canicules de l'été 2026 pourrait s'élever à "10 à 15 milliards d'euros". Si ces estimations sont temporaires, elles donnent une idée de l'impact économique des phénomènes climatiques extrêmes, amenés à se répéter. L'heure des comptes a sonné en France, après les événements climatiques extrêmes et répétés de cet été. Alors qu'une réunion de crise se tenait au ministère de la Transition écologique, mercredi 12 août, sur le thème de la sécheresse, la ministre Monique Barbut a estimé les coûts directs et indirects des canicules de 2026 à "10 à 15 milliards d'euros". Ces appréciations, citées par Le Figaro avec AFP, comprennent les effets des températures records, des incendies, mais aussi de la sécheresse. Si elles venaient à se concrétiser, cela représenterait 0,3 à 0,5 point du PIB de la France, alors que la prévision de croissance pour l'année est de 0,7%, selon les dernières projections. Ce chiffre, lancé par Monique Barbut, est cependant à prendre avec des pincettes. La ministre, qui avait dit se baser sur les estimations de l'INSEE, a été rapidement démentie par l'institut d'études économiques, estimant qu'il est trop tôt pour fournir des données solides sur l’impact des récents événements climatiques. Il invite néanmoins à s'interroger sur les répercussions de ces crises. Des effets mesurables sur le long terme Il faut parfois attendre plusieurs mois, voire années, pour mesurer les conséquences des canicules et des sécheresses. L'impact sur l'agriculture n'est connu qu'à la fin des récoltes ; les dégâts sur les bâtiments peuvent prendre des mois à apparaître ; tandis que les conséquences sur la santé publique se manifestent, elles aussi, progressivement. A court thème, et de manière contradictoire, les canicules peuvent même avoir des effets positifs sur certains secteurs, comme celui de la restauration et du commerce - les personnes cherchant des endroits frais où s'abriter ; de l'énergie - la consommation d'électricité ayant tendance à augmenter avec les climatiseurs et systèmes de refroidissement ; ou encore sur certaines catégories de produits. Une comparaison avec des phénomènes précédents Il est cependant possible de comparer les coûts sur le long terme avec ceux de catastrophes précédentes. Le ministère de la Transition écologique cite, par exemple, les effets de la sécheresse de 2022, dont les conséquences ont été estimées à au moins 5,6 milliards d'euros - dont 3,5 milliards de coûts correspondants uniquement à la fragilisation des bâtiments, et près d'un milliard de coûts supplémentaires en dépenses d'énergie. En comparaison, on peut déjà considérer que la sécheresse de cette année est plus violente : en 2022, 30 000 foyers avaient été touchés par des restrictions d'eau, contre plus de 40 000 cette année, selon les chiffres communiqués par Monique Barbut. Par ailleurs, le Commissariat général au développement durable (CGDD), chargé de l'enquête, précise que de nombreux effets n'y ont pas été intégrés, notamment ceux sur l'industrie, le tourisme, la biodiversité et l'emploi. Les feux les plus coûteux de l'Histoire ? Aux coûts de la sécheresse se sont rapidement ajoutés ceux des mégafeux de 2026. Et ils pourraient, à eux seuls, faire exploser la facture. Selon l'agence de notation Morningstar, le montant des dommages causés par les feux de forêt en France se situerait dans une fourchette de 10 à 15 milliards d'euros, indique le magazine Atlas, spécialisé dans les assurances. Et pour cause, 120 000 hectares sont partis en fumée cet été, rappelle Challenges, qui cite par exemple le coût des opérations de secours - "10 à 12 millions d’euros pour les très grosses interventions comme celles ayant eu lieu à Fontainebleau et au Cap Ferret". Sans compter les répercussions sur l'économie locale : en 2022, le CGDD avait calculé que les incendies avaient généré environ 178 millions d'euros de coûts socio-économiques. Enfin, une autre société d'investissement, Triodos Bank, a elle aussi fait ses propres calculs. Selon un rapport publié, mercredi 12 août, et cité par Le Monde, "la France comptera cette année soixante jours au-dessus de 30 °C, contre dix-neuf historiquement, soit quarante et un jours supplémentaires. Ces températures extrêmes pourraient amputer de 1,5 point la croissance du pays en 2026 et la faire basculer en territoire négatif, à - 0,7 %. Le modèle intègre les effets sur la productivité, l’agriculture, l’énergie et les transports". De quoi encourager à prendre plus de mesures pour prévenir ces phénomènes et leurs effets, alors que ces épisodes extrêmes sont amenés à se reproduire. Un chiffre reste néanmoins encourageant : pour la caisse centrale de réassurance, cité dans les rapports du ministère de la Transition écologique, "1 euro investi dans la prévention permet d’éviter 8 euros de dommages". L'heure de sortir les calculettes.
    Sécheresse : "Il y a des solutions. Ça ne va pas empêcher le changement climatique, mais ça nous préparera à avoir des sols capables de retenir un maximum d’eau", estime Marc-André Selosse, Marc-André

    Français

    Aug 10, 2026
    Franceinfo

    Sécheresse : "Il y a des solutions. Ça ne va pas empêcher le changement climatique, mais ça nous préparera à avoir des sols capables de retenir un maximum d’eau", estime Marc-André Selosse, Marc-André

    Invité de La Matinale de franceinfo, Marc-André Selosse, professeur au Muséum national d’histoire naturelle et auteur de De la biodiversité comme un humanisme, réagit aux conséquences de la sécheresse sur les sols et les agriculteurs, ainsi qu’aux solutions permettant de mieux retenir l’eau et d’adapter l’agriculture au changement climatique.
    Sécheresse dans les Landes. " Une situation préoccupante " : les réserves d’eau souterraine déjà " sous tension " font craindre un été dévastateur pour l’agriculture et la biodiversité

    Français

    Aug 3, 2026
    Sud Ouest

    Sécheresse dans les Landes. " Une situation préoccupante " : les réserves d’eau souterraine déjà " sous tension " font craindre un été dévastateur pour l’agriculture et la biodiversité

    Malgré une recharge des nappes phréatiques jugée « intéressante » cet hiver, le système hydrologique landais est « sous tension », mettant en danger l’agriculture et la biodiversité du département Les
    Loi d’urgence agricole : " Présenter l’enjeu comme un choix entre agriculture et biodiversité est un mensonge "

    Français

    Jul 24, 2026
    La Croix

    Loi d’urgence agricole : " Présenter l’enjeu comme un choix entre agriculture et biodiversité est un mensonge "

    Alors que le Parlement a voté cette semaine une loi d’urgence agricole qui réautorise des pesticides toxiques, le naturaliste Benjamin Allegrini rappelle qu’opposer agriculture et biodiversité est un non-sens. L’agriculture doit absolument composer avec le vivant si elle veut garantir sa survie.
    Démission de Monique Barbut, la ministre qui ne voulait pas l'être : "Je veux juste rentrer chez moi"

    Français

    Jul 22, 2026
    Actualités - Orange

    Démission de Monique Barbut, la ministre qui ne voulait pas l'être : "Je veux juste rentrer chez moi"

    L'acétamipride aura eu raison d'elle. Mal à l'aise dans son costume depuis sa nomination en octobre, la ministre de la Transition écologique Monique Barbut remet sa démission ce mercredi. Tous les matins, elle quitte son domicile parisien et se rend à pied au ministère de la Transition écologique. Et tous les matins, sécurité oblige, une voiture de la République la suit au pas tout au long de sa petite randonnée urbaine. Le jour n'est pas levé que, déjà, la ministre démontre deux facettes de sa personnalité : primo, Monique Barbut ne compte pas changer ses habitudes ; deuzio, Monique Barbut va à son rythme. Qu'importent ses responsabilités. Les impératifs de l'époque. Les épreuves qui, depuis sa nomination, ont jonché ses journées. Seulement, ça y est, elle en a eu assez. De les affronter, les subir, ou de les éviter. Celle qui n'a jamais trouvé ni aimé sa place au gouvernement a annoncé démissionner ce mercredi au bout de neuf mois de calvaire. Est-ce possible, est-ce acceptable, d'avoir pitié d'un ministre ? Osons, oui. Durant la période historique de canicule qui touchait la France, après quatre jours et quatre nuits d'âpres débats au Sénat sur le Projet de loi d'urgence agricole, elle confessait dans un attendrissant éclat de rire aux airs de supplication : "Je n'ai aucune espèce d'ambition, je veux juste rentrer chez moi. Je veux retourner à ce que je faisais et qui m'amusait beaucoup plus." Monique Barbut retournera donc chez elle à pied, sans voiture dans son ombre pour l'épier. C'est, à vrai dire, tout ce qu'on lui souhaitait. C'est l'histoire d'une erreur de casting autant que d'un chemin de croix. Monique Barbut ne manque pourtant ni de connaissances techniques, au contraire, ni de volontarisme pour le poste qu'elle vient d'abandonner. Seulement, ministre est une fonction ingrate dans lequel le travail de fond ne suffit pas. Ne suffit plus. Nicolas Hulot, bien moins solide qu'elle, a craqué. Christophe Béchu, malgré son profil de politique aguerri, a souffert six longs mois avant de maîtriser la mécanique de l'État et la mobilisation médiatique que demande la besogne. Monique Barbut a pensé, dès son arrivée, que refuser les obstacles réglerait ses lacunes. Une chimère, surtout en période de crise politique... et écologique. "Si elle avait été nommée ministre en démarrage de quinquennat, elle aurait eu plus de marges de manœuvre, elle aurait pu avoir davantage d'espace et on aurait pu l'amener à accepter davantage les règles du jeu", estime un ancien membre du gouvernement. "18 mois tout pourris" Dommage. Un homme pourtant y avait pensé. Le plus indiqué : Emmanuel Macron. En 2022, après des élections législatives ratées (déjà) qui ne lui donneront qu'une majorité relative, le président de la République doit remplacer Amélie de Montchalin, défaite dans sa circonscription de l'Essonne. Il songe alors à son envoyée spéciale à la préparation du "One Planet Summit" 2021, consacré à la Biodiversité, pour récupérer le ministère de la Transition écologique et de la Cohésion des Territoires. Monique Barbut freine des quatre fers. Elle veut assurer ses arrières... et son futur : "J’accepte, si à chaque fois que vous dites quelque chose à l’international, vous le faites en France", lance-t-elle au chef de l'État. Et puis la fiche de poste ne l'enchante guère. Ce n'est pas tant la première partie de l'intitulé du portefeuille qui la fait tiquer, mais la seconde. "Cohésion des territoires" ? Comment voulez-vous qu'une négociatrice internationale sur les questions climatiques, longtemps en vadrouille sur les cinq continents, s'imagine s'occuper des collectivités locales françaises ? Quelle légitimité ? Merci, mais non merci. Le maire d'Angers et lieutenant Philippiste Christophe Béchu sera finalement l'heureux élu. Trois ans plus tard, tout a changé. L'intitulé du poste, d'abord : il n'est plus question de collectivités territoriales, mais de "Biodiversité et de Négociations internationales sur le climat et la nature". Voilà pour les bonnes nouvelles. La mauvaise, c'est que l'Assemblée nationale aussi s'est transformée : les insoumis sont désormais plus de 70, les frontistes plus de 120, et l'hémicycle s'est mué en une foire d'empoigne dopée aux capsules TikTok et Instagram. Ce n'est pas tout à fait l'image que se faisait la présidente de WWF France de la maison du peuple : "Je n'ai jamais vu un truc aussi superficiel, là-bas les questions et les réponses n'ont aucune importance. Faire partie de la caste ne m'intéresse pas", déplore régulièrement la ministre. Elle prévient Sébastien Lecornu : pas question pour elle de se prêter au jeu des Questions au gouvernement. Telle est la condition sine qua non de sa participation au gouvernement. Le Premier ministre consent. "Ne t'inquiète pas, on s'en occupe, je te mets un chargé de mission, lui répond le locataire de Matignon selon plusieurs sources. Tu auras un chaouch, comme moi j'étais le chaouch de Nicolas Hulot à l'époque." Et voilà le député Mathieu Lefèvre nommé ministre délégué-chaouch à la Transition écologique. Alors, Monique Barbut y va. À reculons... mais elle y va. Pour la convaincre, un ancien ministre a tenté de la rassurer. On a connu meilleur discours de motivation : "Écoute, tu as 18 mois devant toi, honnêtement je ne te cache pas que ça va être tout pourri, mais tu as une négociation européenne hyper importante ! Le reste, ça va être un long moment douloureux, mais on s'en fout ! Au mieux, tu fais quelques trucs ; au pire, tu ne fais rien d'autre..." Monique Barbut n'a ni les codes, ni les usages. De la politique, comme du Parlement. À sa décharge, pas moins que certains de ses collègues venus de la "société civile". Les députés s'en sont vite rendu compte. Lors de l'une de ses premières séances au Palais Bourbon, elle quitte le banc des ministres, monte les gradins pour aller saluer l'ancien Premier ministre Michel Barnier, également ex-ministre de l'Environnement au milieu des années 1990. Mais ici, il y a des choses qui ne se font pas. Les agents de l'Assemblée ouvrent grand les yeux et, rapidement, la rejoignent pour la prier de redescendre. Au centre de l'hémicycle, quelques élus Renaissance se gondolent. L'un d'eux se tourne vers Pierre Cazeneuve, député des Hauts-de-Seine et compagnon de la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon : "Eh Pierre ! Dis à ta femme de leur expliquer comment ça marche ici !" Monique Barbut n'était ni prête ni préparée à accepter, du moins à digérer, le niveau de violence inhérent à sa fonction. L'hémicycle de l'Assemblée nationale, qu'elle doit tout de même affronter de temps à autre, lui donne des boutons. "Maintenant, c’est hostile des deux côtés : vous avez les écologistes, pour qui vous n’en ferez jamais assez, et puis vous avez l’autre camp qui, lui, cherche à détruire tout ce que vous faites. À l’Assemblée nationale, les deux sujets sur lesquels tout le monde vous attaque, c’est l’immigration et les petits hommes verts", explique-t-elle. "Répondez ! Défendez-vous !", a-t-on envie de lui suggérer. La (bientôt) septuagénaire ne manque pourtant pas d'humour, ni de punch : "Certains aiment s'en prendre plein la figure et s'en sortir en contre-attaquant avec des petites phrases. Moi je ne sais pas sortir les petites phrases. Je ne sais pas faire ça", fait-elle mine de se désoler. La frontière entre pouvoir et vouloir est parfois très fine. Quel gâchis. Une ministre silencieuse À défaut de ne rien faire, Monique Barbut préfère ne rien dire, ou presque. Notre maison brûle et la ministre de la Transition écologique reste muette. Pas discrète ; muette. Elle a attendu huit mois avant de faire sa première interview radio, le 24 juin sur France Inter, au moment où la canicule fait souffrir le pays depuis plusieurs jours. Tout le monde gagne à ce qu'elle reste silencieuse : elle, de peur d'être piégée, de s'emporter, de déraper ; mais aussi le Premier ministre et son cabinet, qui ont verrouillé la parole de l'équipe gouvernementale et ne l'ont pas franchement encouragée à se démultiplier dans les médias. "Barbut, c'est peut-être mieux qu'elle n'existe pas médiatiquement, grinçait il y a quelques mois l'un de ses collègues rompu, lui, à l'exercice. Je ne serais pas hyper-serein, et je ne suis pas sûr que Matignon le serait, si on apprenait qu'elle était en matinale demain." Première interview, première bévue : Monique Barbut annonce au micro d'Inter qu'une nouvelle vague de chaleur se représentera prochainement, avant d'être démentie par Météo-France... qui dépend de son ministère. Voilà le début d'un long mois de galères et de souffrances. Le lendemain, elle se déplace dans les locaux d'Airparif, l'organisme chargé de surveiller la qualité de l'air dans Paris. À la sortie, elle se rend devant les micros tendus et les caméras des chaînes d'information en continu, qui ne l'interrogent que sur la généralisation de la climatisation. Éreintée par les nuits difficiles, elle se lâche : "Je suis horrifiée par les gens qui me disent : 'Oh, mais il y a qu’à mettre la clim partout.' Vous croyez que ça va éviter un feu de forêt ? Vous croyez que ça va éviter une culture de ne pas exister ? Vous croyez que cela va éviter la mort des animaux que nous voyons ? Ça va éviter quoi ? Rien ! [...] Ce n'est pas de l'adaptation au changement climatique." L'agacement de la ministre est palpable. Quelques jours plus tard, elle s'en explique : "Chez Airparif, on nous montre des choses extraordinaires, on nous explique que grâce aux politiques publiques depuis quinze ans on a évité à peu près 65 000 morts liées à l’ozone, et la première chose que tout le monde me demande c'est 'CLIM ! CLIM !' J'ai même trouvé ça grossier vis-à-vis des gens qui travaillent ici." Dans la minute, les critiques sont légion. Monique Barbut est dépeinte ici comme une "anti-clim", là comme une bourgeoise qui, bien au frais sous les dorures de ses appartements, ne veut pas la démocratiser. Passons sur les nombreux noms d'oiseaux. Passons, aussi, sur le fait que la ministre n'a pas la climatisation chez elle. Ne passons pas, en revanche, sur les deux menaces de mort que la numéro 5 du gouvernement reçoit cet après-midi-là et qui l'ont profondément affectée, au point de lui faire couler quelques larmes. Raison pour laquelle, plus que jamais, elle refuse de poster des vidéos sur Internet et de défendre son action sur les réseaux sociaux. Trop de retard à rattraper. Trop de coups à prendre. "Monique est une femme d'une très grande intégrité, mais elle a refusé de se plier aux règles du monde politique. Elle en a d'ailleurs payé le prix", glisse avec tendresse la députée Renaissance Agnès Pannier-Runacher, également ancienne ministre de la Transition écologique. Le vase a fini par déborder, le Projet de loi d'urgence agricole en guise de dernière goutte d'eau. Au lendemain des dernières discussions au Sénat où elle a tenu le banc avec la ministre de l'Agriculture Annie Genevard, Monique Barbut est dépitée. Des jours à batailler contre la droite sénatoriale, parfois contre sa collègue du gouvernement, pour un résultat qu'elle juge catastrophique. Les prémices d'une future "guerre de l'eau", anticipe-t-elle. Le passage des agences de l'eau sous tutelle conjointe du ministère de la Transition écologique et de celui de l'Agriculture, la garantie pour les agriculteurs irrigants de ne pas se voir imposer des mesures de restriction d'eau (contrairement au reste de la population), la suppression de 50 % des zones humides du pays... Pour Monique Barbut, le résultat du match ne fait pas un pli : la FNSEA, par son lobbying constant au sein des LR, a écrabouillé le gouvernement. Au ministère, on en vient même à considérer que la réintroduction de l'acétamipride serait presque une "broutille" à côté de l'ampleur du désastre. C'est dire. L'angoisse : que la partie eau reste inchangée mais que Sébastien Lecornu obtienne, en échange, le retrait du néonicotinoïde. Un symbole en guise de trophée. Ironie du sort, c'est tout le contraire qui se produira... La dernière ligne... rouge Quelques jours ont passé. On la pensait alors rassurée. Presque revigorée ! Les mesures concernant la gouvernance de l'eau ont été largement adoucies par les parlementaires réunis en commission mixte paritaire, le ministère de la Transition écologie est l'un des rares à voir son budget rallongé pour l'année prochaine et Monique Barbut a obtenu son milliard d'euros pour le fond vert... La voilà "partie pour rester", comme le disent les journalistes sportifs en plein mercato. La menace de celle qui a pris l'habitude de crier au loup (dont la protection est allégée par la loi d’urgence) n'a guère inquiété ses camarades du gouvernement, habitués à ses revirements. Seulement, cette fois, Monique Barbut n'a pas blagué. L'adoption de la loi d'urgence agricole à l'Assemblée nationale dans la nuit de lundi à mardi l'a définitivement convaincue de sortir du gouvernement. En cause : l'acétamipride, dont l'utilisation est de nouveau autorisée de manière extrêmement partielle et conditionnée à l'avis de l'Anses. Et puis, l'attitude du gouvernement, qui a refusé d'accepter l’examen d’un amendement de suppression soumis par plusieurs députés du bloc central, dont l'ex-Première ministre Élisabeth Borne. "Elle avait toujours posé l'acétamipride comme une ligne rouge, mais elle avait reçu suffisamment de garanties pour ne pas imaginer ce scénario, dit-on dans l'entourage de la ministre. Les parlementaires voulaient une discussion sur le sujet, le gouvernement l'a empêché : pour elle, ça ne passe pas, sur le fond comme sur la forme." Début juillet, Monique Barbut anticipait son départ : "Je vous jure que si je démissionne, ce ne sera pas à cause de la climatisation." Ce sera finalement à cause d'une "broutille". Celle de trop.